La fiche d’installation par logement : le registre qui apporte le travail suivant

Pourquoi tenir l’historique par logement et non par client, ce que contient la fiche d’installation et comment elle génère des travaux récurrents.

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La plupart des plombiers tiennent leur fichier par client. C’est logique pour la facturation et faux pour le travail technique : le client change, le logement reste. Le propriétaire a vendu, le locataire est parti, le syndic de l’immeuble a changé — mais la chaudière, la colonne et l’emplacement du robinet d’arrêt général sont les mêmes.

La fiche d’installation par logement inverse la logique : la clé, c’est l’adresse. Chaque intervention, chaque fourniture et chaque photo y sont rattachées, quel que soit celui qui a payé.

Ce que vous y gagnez concrètement

  • Vous arrivez préparé : vous savez quelle chaudière il y a, ce qu’elle avait eu l’an dernier et quelles fournitures il avait fallu.
  • Vous ne refaites pas des diagnostics déjà faits et vous n’êtes pas payé deux fois pour le même temps.
  • Vous répondez preuves à l’appui quand quelque chose lâche : quand cela a été posé, quelle marque, quelle garantie.
  • Vous voyez quelles installations arrivent à l’entretien — et c’est vous qui appelez en premier.

Ce qu’elle doit contenir

La fiche n’a pas besoin d’être exhaustive ; elle doit répondre aux questions que vous vous posez en arrivant devant la porte :

  1. Identité du logement : adresse, étage, appartement, code d’accès ou point d’accès.
  2. Contacts : propriétaire, locataire, syndic — avec le rôle à côté de chaque nom.
  3. Équipements : chaudière/brûleur (marque, modèle, année), chauffe-eau, pompe, filtres, emplacement des robinets d’arrêt généraux et des raccords.
  4. Type d’installation : matériau des canalisations, monotube ou bitube, parties déjà remplacées.
  5. Historique des interventions : date, ce qui a été fait, fournitures, photos.
  6. Points en suspens : ce que vous aviez proposé et qui n’a pas été fait.
  7. Prochain entretien : quand il doit avoir lieu.

Les photos, le champ le plus sous-estimé

Une photo de la colonne avant la pose du faux plafond vaut plus que dix lignes de description. La fois suivante, vous savez par où passe le tuyau sans ouvrir, et le client voit pourquoi le travail a été fait ainsi.

La règle : avant, pendant, après — trois photos par intervention, prises depuis le téléphone directement dans la fiche, et non dans la galerie du téléphone où elles se perdront au milieu des photos personnelles.

Du registre au travail suivant

C’est ici que la fiche cesse d’être un registre et devient un outil commercial. Si chaque installation a une date de prochain entretien, le système vous dit chaque mois qui appeler. Ce n’est pas de la publicité — c’est un rappel pour quelque chose dont le client a réellement besoin et qu’il oublie en général.

Dans PlumbPro, la fiche d’installation est au cœur de l’application : le bon d’intervention s’y rédige, les photos y restent et les rappels d’entretien en partent.

Comment commencer si vous ne tenez rien aujourd’hui

N’essayez pas de saisir rétroactivement dix ans de travail. Commencez dès aujourd’hui : chaque nouvelle visite crée une fiche. Dans six mois, vous aurez couvert les clients qui vous appellent vraiment, car ce sont eux qui rappellent.

Conclusion

L’historique par logement transforme chaque visite en investissement : la fois suivante, vous arrivez en sachant, vous travaillez plus vite et vous avez une raison d’appeler avant que quelque chose ne tombe en panne. C’est la différence entre une entreprise qui attend les pannes et une entreprise qui planifie son travail.